Coiffure de Paris - Avril 2001

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Philippe à L'artistique, Chantal à la gestion, dans la famille Bimane la répartition des tâches a fait le succès de leur entreprise. Philippe est membre de la Haute Coiffure Française, directeur artistique du Cercle des Coiffeurs Créateurs de la région PACA. Il participe chaque fois qu'il le peut à de nombreux shows en France et à l'étranger pour Schwarzkopf et Eugène Perma, deux "maisons" auxquelles il voue une grande fidélité. Il coiffe par ailleurs des défilés régionaux pour Stéphane Rolland, le couturier de Jean-Louis Sherrer. Il a en charge la formation
technique des coiffeurs, de la coupe à la réalisation de chignons, un art dans lequel il excelle même s'il nous dit en confidence préférer la coupe. Chaque nouveau collaborateur passe en formation (colorimétrie, coupe et coiffage, chignon) avec Philippe avant d'être en contact avec la clientèle. Elle varie d'une semaine à 6 mois en fonction du niveau de chaque personne.

S'ensuivent des stages de gestuelle, de communication et de bien-être afin que chacun puisse analyser les clients et se répartir le travail en fonction de ses affinités. Chantal, elle, est férue de psychologie. Elle organise depuis dix ans pour ses collaborateurs des stages de psychologie appliquée à la relation coiffeur-client. « Il y a une dizaine d'années, nous étions les premiers à réaliser ces formations. Maintenant c'est très à la mode », souligne-t-elle. Elle y enseigne les sources de motivation de la cliente qu'elle classe en 6 catégories :
il y a la passive, l'interrogative, l'agressive, la mécontente, la sceptique et la satisfaite. Ainsi tous les premiers mardis de chaque mois, les collaborateurs se réunissent de 20 heures à 22 heures pour réaliser des jeux de rôles et se mettre dans la peau de la cliente. Un bon moyen d'analyser ses points forts et ses faiblesses. Chacun se pique au jeu et en redemande. Apparemment (entreprise ne rencontre
pas de difficultés dans la motivation du personnel.
Il est fidèle (certains sont là depuis 1982, date de l’ouverture du premier salon Bimane) et dévoué grâce à un management participatif. « Chaque mois on choisit une personne à qui l'on confie la responsabilité de déterminer l'ambiance du salon », explique Chantal. Telle collaboratrice décidera par exemple que toutes les coiffeuses porteront des chouchous fantaisies. Telle autre, que l'ensemble de l'équipe s’habillera en bleu... Bien sûr on ne retient pas les idées trop farfelues. Mais cela permet à chacun de s’impliquer. Les collaborateurs ne manquent pas non plus une occasion de faire la fête. Ils se déguisent pour Halloween ou le carnaval. Tout est prétexte à l'animation et au divertissement pour créer une atmosphère conviviale.

Si on s'amuse, on travaille aussi beaucoup.
« Les collaborateurs qui s'épanouissent chez nous sont avant tout des bosseurs, confirme Philippe.» Bien avant les trente-cinq heures il a fallu, pour tenir le rythme ainsi que l'amplitude horaire propre à l’activité en centre commercial, organiser le roulement des équipes. « Chez nous, on travaille à la carte. Ils s'engagent ainsi avec nous dans un réel partenariat horaire. C'est aussi ça le secret de leur fidélisation, indique Chantal.

Cette organisation s'accompagne d'une politique salariale basée sur l'intéressement. Reste le problème de sous-effectif. Il y a encore six postes à pourvoir et malgré tous ces efforts, les Bimane n'échappent pas à la principale difficulté que rencontre tout chef d'entreprise dans la coiffure, celle de trouver du personnel


LA COIFFURE POUR PASSION

Pour Philippe et Chantal Bimane, la coiffure n'est pas seulement un business. Elle est avant tout une passion qu'ils ont à coeur de retransmettre aux plus jeunes. Ils s'investissent dans les écoles de coiffures. Philippe est jury dans les examens mais surtout, il organise chaque année avec sa femme le concours "graine de coiffeur au Palais des Congrés d'Antibes-Juan-Les-Pins, sous l'égide du Cercle des Coiffeurs créateurs. Les jeunes de moins de 25 ans s'affrontent sur scène au travers de différentes épreuves : coupe, coiffage, chignons... Ils sont au final quatre à six sur scène et tous les ans plus nombreux à participer. Un concours qui permet de stimuler la nouvelle génération que l'on a tendance à considérer trop hâtivement démotivée. Les Bimane prouvent ainsi leur attachement à leur métier en assumant avec enthousiasme leur devoir de transmission.

La proximité avec les rayons d'hygiène-beauté
des grandes surfaces n'empêche pas les salons de réaliser 12 % du chiffre d'affaires à la revente. « Au lieu d'être néfaste, cette concurrence directe nous apporte au contraire une émulation. Le centre commercial est un lieu d'achat par excellence », précise Philippe Bimane. La vente concerne essentiellement les produits de soin et de coiffage, mais aussi de coloration. « Cela ne nous a jamais posé de problème philosophique de rendre des produits de coloration dans nos salons. À nous d'être au top du travail technique pour offrir à nos clientes des réalisations élaborées (notamment des mèches) qu'elles seront incapables de refaire chez elles », ajoute Philippe.
Il y a aussi le savoir-faire maison. Chantal a su l'expliquer à ses collaborateurs : la revente, c'est 90 % d'écoute, alors que dans une conversation courante l'écoute ne représente habituellement que 5 %.
Des challenges sont également organisés auprès des collaborateurs. Le meilleur vendeur gagne une tondeuse, un séchoir, un sac de voyage ou même un séjour à Eurodisney.
Autre moyen de raviver la flamme commerciale des plus réfractaires, une petite phrase lancée en clin d'oeil : « Ceux qui ne vendent pas feront les nocturnes ! » Et puis Chantal n'a pas sa pareille pour dénicher bijoux, lunettes et accessoires cheveux qui font fureur et se vendent à la pelle, ce qui "booste" la vente de manière considérable. Les Bimane ne manquent pas d'idées pour aller de l'avant...

Ils viennent de créer Enzo Benzi, une nouvelle enseigne, dans le centre commercial Carrefour. Concept axé sur la coloration, son but est de proposer un travail spectaculaire basé sur les nouvelles techniques de coloration rapides associées à la coupe qu'ont développé les fournisseurs, et ce à moindre coût. Le balayage est facturé entre 150 et 250 F contre 300 F dans les salons Bimane. Le prix est certes attractif, mais la réussite de l’entreprise ne repose pas essentiellement sur une politique tarifaire, contrairement à la majorité des salons implantés en centres commerciaux. Ce qui prime, c'est la qualité des prestations. Pour preuve, le shampooing-coupe-brushing dans le salon Bimane est à 203 F, auxquels s'ajoutent 30 F pour un soin. Des tarifs qui n'ont rien à envier à ceux affichés par les salons situés en centreville. Or, à la question de l’opportunité de créer un salon en ville, Philippe Bimane rétorque : «J'ai toujours travaillé en centre commercial.J’y ai fait mes débuts en tant que coiffeur. J'ai bien essayé de m'installer en centre-ville, mais je m y suis ennuyé. Je me sentais oppressé. J'ai besoin de mouvement, de frénésie, de foule. Accepter d'avoir des heures creuses en attendant le client, ce n'est pas pour moi. »
La force de l'entreprise repose également sur une communication tous azimuts. Philippe Bimane prend lui-même les photos qu'il utilise à des fins publicitaires : campagne d'affichage dans les abri-bus et sur les bus tout au long de l'année, "4 par 3" en mai pour la fête des mères. Ces photos servent aussi pour des insertions dans les magazines régionaux. Enfin, Philippe n'hésite pas à participer à toutes les manifestations locales. Soirées chez Carrefour ou à la mairie, fête dans une discothèque, salon professionnel à Cannes, sans parler du festival : il ne manque pas une occasion de parler de son activité pour recruter de nouvelles clientes. Résultat, suite à un sondage réalisé sur la ville, un Antibois sur trois serait passé dans un des salons de Philippe et Chantal.

Un site Internet est même en cours de réalisation,
avec bientôt la mise en place d'un carnet de rendez-vous électronique. Ainsi les femmes pourront non seulement prendre rendez-vous directement sur le net mais, en consultant les images du site, elles auront aussi la possibilité d'indiquer le numéro de la coiffure qu'elles veulent faire réaliser. Un atout important quand on a pour voisinage le centre d'activité de Sophia Antipolis. Décidément, les Bimane mettent un point d'honneur à toujours garder un wagon d'avance dans le train de la coiffure ! 

 


 

 

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